JS Éditions, l'arc-en-ciel de l'humanité.
Un jour bien lointain dans votre existence, on vous a parlé de la littérature fantastique et de la manière dont elle est née, quelque part, vers le 19e siècle… Mais qui se souvient de ce qu’il a étudié en français au collège ? Ne vous en faites pas, on va vous rafraîchir la mémoire et de manière bien plus amusante !
La fantasy c’est quand on suit une aventure où
la magie est considérée comme normale. Pour vous donner un exemple, on a plusieurs livres dans notre catalogue qui appartiennent au genre de la fantasy. Il y a
Elys et la fleur de pouvoir
d’Anatole Jolly où l’on rencontre des créatures totalement inédites (comme les Maegis), où l’on voyage à travers des paysages envoûtants (mais aussi dangereux) et où l’on découvre des sociétés qui ont des normes bien différentes ! Pour autant, il faut bien dire une chose : ce n’est pas parce que l’histoire se déroule dans un espace-temps qui ne ressemble en rien à celui dans lequel on vit, qu’elle ne peut traiter
des thématiques qui nous sont familières. Dans son roman, Anatole Jolly parle des conséquences du
colonialisme, de l’importance de la
diversité et de
la quête de l’identité. Il porte ainsi un message vibrant
d’acceptation et
d’inclusivité qui dépasse de loin les frontières de l’imaginaire. L’imaginaire permet parfois de faire passer bien plus de choses que la fiction contemporaine à son lecteur. Dans
La Constellation de la tortue
de Carole Boucly, Ioannis s’enfuit de son monde pour rejoindre la Terre où il rencontre Gloria. Le changement de perspective nous fait reconsidérer bon nombre de choses. Ce qui est amusant ici c’est que à travers le regard de Ioannis, on redécouvre la vie humaine sur Terre. En même temps, ce livre questionne
l’équilibre entre les univers et
le chaos, la manière dont tout peut être bouleversé par une volonté de découvrir autre chose. Cette
soif de découverte, je crois que c’est aussi ce qui pousse le·a lecteur·ice de fantastique à poursuivre sa découverte : on veut savoir ce que l’auteur a vu de fantastique dans notre univers et que l’on ne voit pas sans ses lunettes.
Le fantastique, lui, est un genre qui reste ancré dans notre réalité, et dans lequel s’’introduisent des éléments appartenant au surnaturel, qui nous font hésiter entre le logique et l’illogique. Parce que le genre du fantastique installe un cadre réaliste qui est plus crédible au lecteur.ice, iel se sent plus proche du récit mais aussi de ce que vivent les personnages, de leurs émotions. Le fantastique ouvre de nouvelles perspectives à notre univers, et questionne ses limites. Que sait-on vraiment du temps ? De l’espace ? Et si l’on côtoyait tous les jours des vampires et des loups-garous sans le savoir ? Et s’il y avait d’autres dimensions ? Dans Urbex, Fantômes et drôle d’enquête, le narrateur quadragénaire lambda tombe nez-à-nez avec le fantôme d’une fillette, et se retrouve chargé de l’enquête de son meurtre et de celui de ses parents. Le personnage est confronté à quelque chose qui ne relève pas de la logique et y fait face avec beaucoup d’humour et de tendresse. Le fantastique ici sert d’outil à la narration, à la construction des personnages et de l’intrigue. Le recours au fantastique apporte autant de suspens et de tensions que de rebondissements et enrichit l’expérience de le·a lecteur·ice. Voilà ce qui nous amène à parler de...
Les littératures de l’imaginaire sont particulièrement propres à intégrer d’autres genres, notamment les genres qui veulent nous entraîner dans de véritables montagnes russes émotionnelles. On pense par exemple au genre du thriller. Le thriller a pour principale caractéristique de provoquer la peur chez le·a lecteur·ice. en ajoutant de la tension. Il prend souvent le point de vue d’un personnage menacé par une situation dont on ne sait que peu de choses, laissant l’imagination s’engouffrer dans les affres de l’angoisse. L’ambiance de ce genre littéraire est bien souvent sinistre, menaçante, et tout élément abordé semble prendre une tournure inquiétante. Ce type d’atmosphère peut être d’autant plus accentuée quand des éléments surnaturels sont utilisés dans l’univers de l’intrigue.
C’est le cas de différents livres de JS éditions.
Le cantique du noyé
de Manon Ségur est un
thriller de science-fiction féministe. La science-fiction explore des histoires où sont imaginés des
progrès scientifiques et techniques qui transforment nos manières de vivre en société et menacent parfois même nos vies. Le roman de Manon Ségur mêle ainsi de multiples fils narratifs : une bien-aimée enlevée, un meurtre dans le salon d’une cantatrice, et des manipulations politiques et médicales qui brouille une quête de vérité dont on ne sait vraiment si on veut la connaître. L’autrice fait grimper le
suspens, et à chaque pas de l’enquête nous désoriente plus sur cette réalité qui n’est pas la nôtre mais qui pourrait l’’être.
De profundis
de Carole Boucly crée un
univers fantastique sur l’île bretonne fictive du Pommier. L’autrice associe le genre du thriller au schème narratif du
huis clos qui contribue à accentuer la tension de l’histoire : éloignés de tous et de tout, les secrets sont bien enterrés, mais tout l’intérêt est que les secrets ne le restent jamais… Sans le vouloir, Agnès commence à déterrer ce que les habitants de l’île aimeraient sûrement ne plus se souvenir. Entre problèmes de famille, meurtre et légendes locales, Agnès n’est pas au bout de ses peines, et le.a lecteur.ice ne cesse d’être porté.e d’une émotion à une autre.
En conclusion, si vous cherchez des
émotions fortes, des mystères à tout prix, de l’inclusion… Vous êtes au bon endroit !
La dystopie met au centre de son récit le caractère cauchemardesque d’une société imaginaire où les citoyens sont entièrement privés de leur libre arbitre. Elle met souvent en perspective un pouvoir absolu des dirigeants sur une population. Elle peut aussi être définie comme une utopie qui a mal tourné : une cité idéale devenue cauchemar. La dystopie met en avant des ressorts de manipulations politiques dans une société fictive, construite autour de mensonges et d’idéologies. Dans un monde dystopique, la violence contre les individus est muette.
Dans
Chromaticité
de Sir Thomas No More, les protagonistes font partie de deux camps ennemis. Jen, général d'armée au sein de la Matrice, désirer sauver sa société idyllique contre les rebelles change-forme. Les événements vont la pousser à remettre en question tout ce en quoi elle a toujours cru : la perfection de l’humain qui n’est véritablement qu’une oppression de l’humain. La dystopie de Sir Thomas No More questionne
nos perceptions de l’identité et des luttes ; et met au coeur de ses réflexions
la thématique queer.
La dystopie nous invite à dénouer des nœuds, et à regarder les problématiques qui concernent notre société, et dont nous nous devons d’avoir toujours un peu plus conscience.
Chez JS éditions, nous pensons que l’’imaginaire a ce pouvoir de nous décentrer, nous faire voyager ; et de nous recentrer, nous questionner sur nos représentations ou nous sentir en accord avec celles-ci. Dans cet article, nous voulions insister sur la diversité des genres de l’imaginaire, sur leurs différentes manières de projeter le.a lecteur.ice dans d’autres univers : de la volonté de créer de l’émerveillement, de créer du doute sur notre réalité ou de l’angoisse concernant la suite des événements…